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La neurobiologie ou comment tomber sur des blaireaux..

Lundi 13 Novembre 2006 à 14:54

Publié par alizarine dans Ancien articles

08/08/2006

La neurobiologie ou comment tomber sur des blaireaux!!

Cher lecteur aujourd'hui mon billet va traiter de l'attachement humain pour un de ses semblables.

Cette année j'ai vécu un de ses attachements mais il semblerait que je n'ai de l'attachement que pour les blaireaux. Je me suis donc poser une question existentielle :Pourquoi ?

J'ai chercher les blaireaux sont ils dans une région précise ? Réponse non c'est une espèce extrèmement répandu et loin d'être en voie de disparition elle prolifère. Bien ne me laissant pas décourager j'ai regarder d'autres possibilités.

Voyons le problème viendrait il de moi? J'ai regarde partout aucune antenne qui ne dépasse pouvant les attirer!!

Hummm je suis têtue j'ai donc regarder les autres avaient elles les mêmes problèmes? Certaine avaient eu la même malchance de temps en temps mais aucune n'avaient eu ma poise je pourrais dire.

Alors voyons je suis scientifique procédons de manière ordonnée.

Primo la faute du mec? C'est clair c'est un blaireaux mais bon ils ne peuvent l'être tous quand même? si?

Deuxio Ma faute? Je suis pas blonde s'il vous plait !!!

Tercio le lieu de rencontre? OUUUUUU mais oui peut être une fois le net l'autre fois en aidant une dame...Pas bon!!

Mais hélas cela n'explique pas tout. En effet il y a des mecs qui sont a peu prés correct et ils peuvent bien aider une vieille femme non?

ALORS??ALORS??

Je me suis crevée mais j'ai trouvé la réponse par hasard: c'est hormonal !!

Aie je connais les hommes vous allez dire normal une femme c'est que des hormones pff débilité d'un autre siècle bande de babouins. C'est pour tout le monde et je comprends pourquoi au début on ne voit pas que c'est des blaireaux !

Bien sur j'ai pensé aux hormones connus basiques mais non elles ne marchaient pas. Je me serais trompe impossible c'est la seule possibilité et voilà grande surprise que je tombe sur une émission de radio qui confirme mes soupçons. Il s'agit d'hormones mais pas de n'importes lesquels. Vous aller comprendre.

Le médecin qui parlait de ce sujet est spécialisé dans la....Neurobiologie. Vous comprenez pourquoi je n'y avais pas pensé. Ben oui les hommes n'étant pas doués de cette chose comment une hormone pouvait agir dessus ? Simple une personne a poser la question et même si le médecin avait un sourire dans la voix il a répondu qu'une hormone agit sur une matière qui est tout de même présente chez l'homme.

En gros le cerveau existe aussi chez eux mais ils ne l'utilisent pas!!!

Voici un résumé de ce qui m'a amené à voir des blaireaux.

L’attachement est entré progressivement dans le champ de la psychologie humaine.

Qu’il s’agisse d’attachement maternel, d’attachement entre conjoints, d’attachement au groupe, deux peptides jouent un rôle crucial, à la fois comme hormone et neuromédiateur : la vasopressine et l’ocytocine. Ils agissent notamment sur deux systèmes essentiels dans l’évolution des espèces : le circuit de la peur et le circuit du plaisir.
D’un point de vue neurobiologique, l’attachement est la résultante d’interactions très complexes entre différents neurotransmetteurs et hormones sous l’influence de la contrainte génétique et de l’environnement.

L'ocytocine et la vasopressine sont deux neuropeptides hypothalamiques libérés dans le cerveau au moment de la parturition ou de l'accouplement

De tels liens ne s'établissent que dans des espèces chez lesquelles des récepteurs de ces neuropeptides sont fortement exprimés dans des structures dopaminergiques de récompense. Dans l'espèce humaine, des dysfonctions dans ces mêmes structures peuvent être associées avec l'autisme et, lorsque nous rencontrons des personnes que nous aimons, ces systèmes sont activés.

La neurochimie des relations sociales.
La plupart des mammifères vivent en sociétés complexes qui fournissent des avantages en termes de protection, de reproduction et d'accès aux ressources alimentaires. Cependant, des exemples de liens sociaux émotionnels forts entre individus sont souvent difficiles à trouver. Moins de 4% des espèces établissent des liens monogames et même si un comportement maternel adapté avec reconnaissance de la progéniture est la règle, peu d'espèces montrent des liens interindividuels aussi forts que ceux qui unissent les parents et leurs enfants chez l'Homme. Dans les dernières décades, des recherches sur des espèces animales plutôt inattendues dans ce domaine, le campagnol et la brebis, ont commencé à dévoiler les substrats nerveux et les systèmes neurochimiques qui contrôlent la monogamie et l'attachement parental. De manière peut-être un peu surprenante, on a pu se rendre compte que ces mêmes systèmes sont aussi activés lorsque des êtres humains voient ceux qu'ils aiment.

Se reconnaître pour s'aimer.
Cela ne sert à rien d'être capable de s'attacher à quelqu'un si l'on est incapable de le reconnaître. Des neuropeptides tels que l'ocytocine et la vasopressine, dont on sait qu'ils sont impliqués dans la formation des liens sociaux, facilitent aussi l'établissement de la mémoire sociale permettant la reconnaissance du partenaire sexuel.

Bien que ces deux neuropeptides semblent être intimement impliqués dans la reconnaissance sociale chez plusieurs espèces, une question clé demeure : pourquoi facilitent-ils en plus l'attachement social dans certaines espèces et pas dans d'autres ? La réponse est tout simplement qu'un attachement ne prend place que si leurs récepteurs sont fortement exprimés dans des régions cérébrales dopaminergiques associées avec les processus de récompense. Chez les femelles qui s'attachent sélectivement à leur nouveau-né après la parturition, ou qui forment un couple exclusif avec un mâle suite à la copulation avec celui-ci, les récepteurs à ocytocine sont fortement exprimés dans une région particulière du cerveau, le noyau accumbens. De plus, l'ocytocine peut aussi faciliter la libération intracérébrale de dopamine. Par contre chez les espèces qui ne forment pas de tels liens, cette relation avec les centres de récompense dopaminergiques est beaucoup plus faible. C'est également vrai pour le système vasopressinergique, qui facilite l'attachement chez les mâles, même si dans ce cas c'est le pallidum ventral qui est le site dopaminergique impliqué dans le renforcement. Dans ce dernier cas, des séquences répétitives d'ADN de type microsatellite ont été identifiées dans le gène codant pour le récepteur V1a de la vasopressine, avec comme résultat une augmentation de la distribution de ce récepteur dans le pallidum ventral. De fait, on peut prendre artificiellement la version "attachement social" de ce gène d'un Campagnol de Prairie monogame pour la faire s'exprimer dans la même région cérébrale chez une autre espèce très proche, le Campagnol des Prés, qui est naturellement asocial et non monogame. Une telle manipulation rend alors ce dernier monogame. Dans l'espèce humaine, il existe également un certain nombre de polymorphismes du gène du récepteur V1a et on trouve une association entre ces variations et l'autisme qui, bien que faible, n'en est pas moins significative.Il existe aussi une étroite relation entre les systèmes ocytocinergique et vasopressinergique d'une part, et la modulation des neuropeptides opiacés de l'autre. Le système opiacé endogène cérébral est une autre source de récompense, et les effets de l'ocytocine sur l'attachement maternel peuvent être perturbés par le blocage des récepteurs opiacés de type µ. Chez les primates non humains et chez l'homme, la réduction du rôle renforçateur des centres opiacés cérébraux par le blocage pharmacologique des récepteurs µ induit de fait la recherche du contact social.Les liens d'attachement - Un investissement à long terme.
De fait, un paradoxe apparent semble résider dans le fait que les systèmes impliqués dans la formation et le maintien des liens sociaux sont aussi des stimulateurs potentiels de l'anxiété. Il apparaît que les espèces sociales ont développé un double mécanisme pour assurer que les liens sociaux soient à la fois recherchés et entretenus - on est anxieux jusqu'à ce que le contact social soit établi et, lorsque cela est réalisé, notre anxiété est généralement (bien que pas toujours) remplacées par des sentiments de plaisir.Il est possible que ces peptides aient simplement pour rôle majeur d'assurer la formation des liens sociaux, ainsi que la liaison entre les systèmes de reconnaissance avec ceux assurant un sentiment de plaisir. Par la suite, la répétition d'épisodes de libération ne fait peut-être que les renforcer ou les entretenir à long terme.

Mais est-ce de l'amour ?
Ces systèmes neuropeptidiques somme toute assez simples qui sont impliqués dans l'établissement des liens sociaux chez le campagnol et la brebis, sont-ils aussi responsables de nos sentiments humains " d'amour " ? Des études d'imagerie cérébrale sur des sujets visionnant des images de leur partenaire amoureux ou de leur bébé ont permis de confirmer que les régions cérébrales riches en ocytocine et en vasopressine, ainsi que les centres dopaminergiques de récompense, sont effectivement bien impliqués. Alors peut-être bien que l'amour n'est en fin de compter qu'une simple affaire de biochimie et d'attraction animale !

Alors voila je vous amenerai peut être quelques informations suplémentaires si vous avez compris tout ça.Je me suis bien amusé a voir notre si belle évolution!!!

A votre bon plaisir!!!!!!!!!!

 

 

 
 
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